


Mot grammatical, invariable.
Mais, ou, et, or, ni, car
La conjonction de coordination permet de relier :
-
des mots ou des groupes de mots,
-
des propositions,
de même fonction mais pas forcément de même nature.
J’ai rencontré une personne serviable et sympathique. (adjectifs épithètes du nom “personne”)
J’ai rencontré une personne serviable et qui connaît tout le monde dans la région. (groupe nominal COD et proposition subordonnée COD)
Elle est toujours placée entre les éléments qu’elle relie.
Elle ne peut être ni supprimée ni déplacée.
Elle a un sens.
Elle n'a pas de fonction.
“donc” n’est pas une conjonction de coordination mais un adverbe de liaison parce qu’il peut être déplacé dans la phrase.
NE PAS CONFONDRE
Les conjonctions de coordination (mais, ou, et, or, ni, car) :
-
elles relient des mots, des groupes de mots, des phrases, des propositions, ayant la même fonction dans la phrase mais pas forcément la même nature ;
-
elles ne peuvent être ni déplacées ni supprimées ;
-
elles ont un sens.
Les conjonctions de subordination :
-
elles relient une proposition subordonnée (conjonctive) à la proposition principale ;
-
elles ne peuvent être ni déplacées ni supprimées (placées entre les éléments qu’elles relient) ;
-
elles n’ont pas de fonction dans la proposition subordonnée ;
-
elles ont un sens (sauf la locution “que” et les locutions conjonctives “à ce que” et “de ce que” [connecteurs purs] : elles précisent le rapport qu’entretiennent les deux propositions).
Les adverbes de liaison :
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ils relient deux propositions ;
-
ils peuvent se déplacer dans la phrase ou être supprimés ;
-
ils ont une fonction ;
-
ils ont un sens.
-
ils peuvent être précédés d’une conjonction de coordination ;
-
ils peuvent se cumuler ;
LA CONJONCTION “mais”
Elle sert à marquer :
Une opposition
Les hommes sont égaux mais non identiques. (extrait du livre de la sagesse)
L’exclusion
Pour exprimer le contraire :
Le premier de tous les biens n’est pas dans l’autorité mais dans la liberté (Rousseau)
La restriction
La première proposition est limitée ou restreinte par la première :
Il y avait bien une fontaine, mais sèche (Jean Giono)
L’addition
“mais” introduit une addition, une correction, une précision indispensable.
L’affirmation qui précède apparaît comme une chose que l’on concède, que l’on reconnaît
et que l’affirmation suivante va compléter ou dépasser sans l’annuler :
Mon dieu, le porche est sale et antique, mais enfin d’un caractère majestueux (Proust)
L’extension
Elle se marque par emphase au moyen de “non seulement… mais encore/aussi”
La seconde proposition amplifie ce qu’a dit la première :
Ces pères de l'Église furent non seulement des professeurs éloquents, mais encore des hommes politiques. (Chateaubriand)
L’objection
(parfois sous forme interrogative)
(parfois accompagné de “cependant” ou “pourtant”)
Mais cependant, ce jour, il épouse Andromaque ! (Racine)
La transition
(pour revenir à un sujet abandonné ou pour quitter celui dont on parle)
Mais la question n’est pas là. Que faisons-nous ici, voilà ce qu’il faut se demander (Samuel Beckett)
Une émotion
(en début d’une phrase qui a quelque rapport avec ce qui a précédé)
Mais que diable allait-il faire dans cette galère ? (Molière)
LA CONJONCTION “ou”
Valeur disjonctive
Elle indique une alternance.
-
disjonction inclusive :
“ou” souligne la différence entre plusieurs éléments sans suggérer que l’un exclut l’autre
Voulez-vous du sucre ou du citron avec votre thé ?
-
disjonction exclusive :
“ou” exprime une alternative en suggérant qu’un terme exclut l’autre
Voulez-vous du thé ou du café ?
LA CONJONCTION “et”
Valeur copulative (“et” marque l’adjonction, l’accumulation)
Je lui téléphone et je pars le rejoindre. (les actions se succèdent, s’ajoutent l’une à l’autre)
Valeur adversative (mais)
Je lui ai écrit et il ne m’a pas répondu.
Valeur consécutive (ainsi)
Je vais le voir et il sera bien obligé de me dire ce qu’il pense.
Valeur emphatique (répétition de “et”)
Je t'aime éperdument, et je te le dis, et je te le répète, et mes paroles te l'expriment, et mes baisers te le prouvent, et quand j'ai fini... je recommence… (Victor Hugo)
LA CONJONCTION “or”
Elle introduit généralement une nouvelle donnée décisive pour la suite du raisonnement ou du récit :
De Dieu nous attendons des preuves de son existence, or il ne nous donne que des preuves de son amour. (Gilbert Cesbron)
LA CONJONCTION “ni”
Valeur copulative (“ni” marque l’adjonction, l’accumulation)
Je ne bois ni thé ni café. (je ne bois pas de thé. Je ne bois pas de café non plus)
“ni” s’emploie souvent de manière redoublée :
Il n’aime ni le chou-fleur ni le brocoli.
mais on peut dire :
Le chou-fleur ni le brocoli ne lui plaisent / Il n’aime pas le chou-fleur ni le brocoli.
On peut employer “ni” avec “sans” :
Sans tambours ni trompettes.
On peut employer “ni” dans une phrase non verbale :
Acceptez-vous ma proposition ? Ni maintenant ni jamais.
LA CONJONCTION “car”
Valeur causale
Elle marque la cause :
“La convoitise te rend esclave, car tu es né libre.” (Saint Luc)
“car” ne peut pas être remplacé par “que”.
“parce que” peut être remplacé par “que” :
Nous partîmes pour la côte parce qu’il faisait beau et que nous avions tous besoin de dépaysement.
LA CONJONCTION “donc”
Elle marque la conséquence :